A différents moments les milieux officiels tunisiens se font l’écho dans des cercles réduits, dans des publications ou en public, des difficultés de la presse tunisienne. La faiblesse de l’audience de la presse tunisienne en général et de certains journaux en particulier a permis de poser le problème du contenu de cette presse et de ses moyens aussi bien humains que matériels.
A la
critique externe, celle de personnes qui ne se considèrent pas comme partie
prenante du système politique actuel et qui pensent qu’ à l’origine des difficultés
de la presse tunisienne, il y a son inféodation totale au parti et au
gouvernement ; la critique interne répond en s’attaquant à un aspect déterminé
(les journalistes, la rédaction, etc…), mais se refuse à accepter l’idée d’un
lien quelconque entre le système politique tunisien et les difficultés de la
presse.