Commentaire Jendoubi Mehdi
Kapitalis 24 Octobre 2014
Octobre 2011, n’a pas été une
erreur mais une étape indispensable d’apprentissage collectif et de prise de
conscience. Après le vide laissé par la déroute du principal parti qui a animé la vie publique depuis 1920 et face à la désunion
des forces démocratiques qui ont animé la
contestation depuis les années 1960, une large partie des citoyens a récompensé
les partis qui ont représenté l’opposition la plus radicale de l’ère Ben Ali, exception faite du POCT qui n’a pas eu sa
part de reconnaissance électorale, et c’est ainsi que ceux qui étaient en
prison ou en exil ont été mis aux commandes et ceux qui avaient les rênes du
pouvoir depuis deux décennies, mis en prison ou contraints à l’exil. C’est la révolution dans sa manifestation la
plus simple : un renversement. Nous découvrons que cela est insuffisant.